
Comment fonctionnons-nous ?
Vous avez déjà réagi sans comprendre pourquoi. Pris une décision que vous regrettez. Ou eu l’impression de ne pas être vraiment aux commandes.
Ce n’est pas un hasard.
Pour faire simple, je vous propose de distinguer trois dimensions de notre fonctionnement, qui interagissent en permanence :
- Ce dont nous n’avons pas conscience : nos mécanismes les plus profonds, dont une partie se construit très tôt.
- La mémoire, les souvenirs et les rêves : tout ce qui relie notre vécu passé à notre expérience présente.
- Notre conscience : notre capacité à réfléchir, analyser, comprendre et prendre des décisions.
Il ne s’agit pas de trois espaces parfaitement séparés, mais d’une manière simple de comprendre ce qui se passe en nous.
Nous pensons diriger notre vie…
Pour faire très simple, nous pensons être conscients de notre vie et la diriger comme bon nous semble. C’est du moins ce que la plupart des gens pensent.
Mais quand on creuse un peu plus loin, on s’aperçoit qu’une partie de ce qui influence nos réactions, nos choix et nos comportements échappe à notre conscience.
Nous ne décidons pas consciemment de tout ce que nous ressentons. Certaines réactions apparaissent avant même que nous ayons eu le temps de réfléchir. Nous pouvons avoir peur, être en colère, nous sentir rejetés ou attirés par quelqu’un sans toujours savoir pourquoi.
C’est là que notre fonctionnement devient intéressant à comprendre.
La première dimension : ce dont nous n’avons pas conscience
Dès le début de notre existence et durant nos premières années, nous découvrons le monde bien avant d’être capables de l’analyser et de le comprendre comme nous le ferons plus tard.
Nous vivons d’abord à travers nos sensations, nos besoins et nos émotions. Nous n’avons pas encore acquis la capacité intellectuelle de comprendre rationnellement notre environnement.
Notre corps et notre cerveau reçoivent en permanence des informations provenant de ce qui nous entoure. Ces premières expériences participent progressivement à la construction de notre manière de réagir au monde.
Nous ne percevons donc pas seulement le monde tel qu’il est, mais aussi à travers ce que nous ressentons et ce que nous avons vécu.
C’est dans cette partie de notre fonctionnement que peuvent prendre racine certaines de nos peurs, de nos réactions émotionnelles, de nos mécanismes de défense ou de nos fragilités.
Certains psychologues considèrent également que notre histoire familiale peut participer à cette construction et que certains comportements ou certaines manières de réagir peuvent se transmettre d’une génération à l’autre.
Une grande partie de ce fonctionnement reste en dehors de notre conscience, mais cela ne signifie pas qu’elle ne nous influence pas.
La deuxième dimension : mémoire, souvenirs et rêves
C’est une dimension plus trouble.
Nos souvenirs ne sont pas des photographies exactes de notre passé. Avec le temps, certains détails disparaissent, d’autres se transforment et notre mémoire peut parfois nous tromper.
Nous construisons ainsi progressivement une histoire de notre vie à partir de ce dont nous nous souvenons et de la manière dont nous interprétons ce que nous avons vécu.
Les rêves occupent également une place particulière. Ils peuvent parfois faire apparaître des préoccupations, des émotions ou des éléments auxquels nous ne pensions pas consciemment.
Cette deuxième dimension fait donc en quelque sorte le lien entre notre histoire passée et la manière dont nous nous percevons aujourd’hui.
La troisième dimension : la conscience
C’est notre capacité de réflexion, de raisonnement et d’analyse.
C’est grâce à elle que nous pouvons observer une situation, réfléchir avant d’agir, comparer plusieurs possibilités et prendre une décision.
Mais attention : il ne faut pas tomber dans le piège de croire que notre conscience dirige tout.
Lorsque nous prenons une décision, nous avons naturellement l’impression que cette décision nous appartient totalement. Pourtant, elle est aussi influencée par notre histoire, notre mémoire, nos émotions, nos expériences et des mécanismes dont nous n’avons pas toujours conscience.
Cela ne signifie pas que nous n’avons aucune liberté. Cela signifie simplement que notre liberté est plus grande lorsque nous comprenons ce qui nous influence.
Pourquoi réagissons-nous différemment ?
Nous pouvons être plusieurs à vivre exactement la même situation et pourtant ne pas réagir de la même manière.
L’un aura peur, l’autre sera en colère, un troisième restera parfaitement calme.
La situation est la même. Ce qui change, c’est la personne qui la vit.
Notre histoire, notre personnalité, nos expériences et nos mécanismes influencent la manière dont nous percevons ce qui nous arrive.
Voilà pourquoi personne ne ressemble totalement à personne. Chaque individu est unique.
Comme le disait Baruch Spinoza :
« Nous croyons être libres parce que nous ignorons les causes qui nous déterminent. »
Comprendre pour devenir plus conscient
Comprendre notre fonctionnement ne permet pas de tout contrôler, et ce n’est d’ailleurs pas le but.
En revanche, cela permet de commencer à comprendre pourquoi nous réagissons parfois d’une certaine manière, pourquoi certaines situations nous touchent davantage que d’autres et pourquoi certaines décisions semblent parfois s’imposer à nous.
Dans les articles suivants, nous verrons plus précisément le rôle de nos émotions et la manière dont certains mécanismes peuvent nous conduire à reproduire les mêmes situations.
Et l’astrologie dans tout ça ?
C’est dans cette perspective que j’utilise l’astrologie d’évolution.
Le thème natal ne décide pas à notre place et ne nous condamne pas à être d’une certaine manière. Je l’utilise comme une grille de lecture permettant de mieux comprendre notre fonctionnement, nos ressources, nos difficultés et certains mécanismes qui peuvent influencer notre parcours.
Mieux comprendre ce qui agit en nous, c’est déjà commencer à vivre avec davantage de conscience.
